J’ai mon voyage en train à vous raconter.

J’ai carrément honte, j’ose pas regarder la date du dernier article posté.

Mais comme je passe mes journées à écrire, le soir, je me tiens le plus loin possible de l’écran vous voyez…
Mais hier, l’envie m’est revenue. Alors que j’étais dans un train. Sans ordinateur. Sans réseau. Ironique hein ? Je crois que ce qui m’a vraiment motivée, c’est que je vivais un putain de long trajet hyper chiant. Sans réseau. Sans bouquin. Avec 3 magazines finis en 1h. Alors j’ai décidé de le partager avec vous, minute par minute. Non, je déconne, chui pas cruelle. Mais je vais pas vous dire heure pas heure, ce ne serait pas totalement vrai. Vous êtes prêts ?
tumblr_ndihg2dIiM1rymr5wo1_500
14h30 : J’arrive sur le quai légèrement à la bourre (mon train part dans 4 mn). Je regarde l’engin. C’est ce machin tout moche qui va me faire traverser la France ? Vous êtes sûrs ? Vous avez assez de charbon ? Bon, j’exagère, mais c’était quand même un intercités qui respirait pas la forme (si, c’est français ce que je dis).
14h40 : Je relativise : y a des prises. Pas mal, finalement.
14h45 : Pas de réseau. Ça doit être le champ qu’on traverse depuis 11 minutes. Ça reviendra bientôt. (auto-persuasion)
15h : J’ai Véro en boucle dans les oreilles et Marie-Claire dans les mains. J’ai rarement autant frôlé les 70 ans.
16h : C’est drôle comme tous les patelins qu’on traverse en char me donnent envie de mourir.
16h30 : Un employé de la SNCF passe dans le wagon avec un chariot de bouffe, comme les hôtesses de l’air dans les avions. On roule à 60km/h mais niveau service, ça gère. Il me propose sa « plus belle carte de sandwichs ». Je garderai ma réponse salace pour moi. Il me met la pression en me disant que ce soir, y en aura plus. C’est vrai que « ce soir », quand il fera noir, je serai encore à la même place, on sera toujours pas arrivés. Et ben, on n’a pas le cul sorti des ronces, comme dirait mon amie Alix Girod de l’Ain. Dans l’urgence, je prends un wrap au poulet que je sais indigeste avant même d’en avoir vu l’emballage. 8€50. Je disais quoi sur le service, déjà ?
16h35 : J’aurais du prendre des chips, ça aurait égayé tout ça parce que, les villages qu’on traverse là, c’est pas la joie. Le contrôleur nous conseille « de ne pas ouvrir les portes avant l’arrêt complet du train ». Il a du voir ma tête quand j’ai donné mon billet de 10€ en échange d’une pâte molle sous plastique.
17h : J’AI DU RESEAU. Vite, mon shoot de Twitter. Ça a duré environ 3mn10 mais c’était bien, de s’approcher à nouveau de la vie. Véro se remet à chanter son alcoolisme dans mes oreilles et c’est beau.
17h30 : Je suis en Edge, j’en profite pour papoter avec ma folle de tante, pour dire l’essentiel : dire du mal d’une feignasse et lui confier mon envie de poulet fermier. (La longueur du trajet me fait délirer, mon estomac croit qu’il est 21h et réclame sa dose)
17h45 : « Réseau indisponible ». Je suis sûre que si on fouillait les caves des rares maisons qui longent les rails, on y trouverait des femmes retenues par des gros malades. On a déjà pensé à regarder là, pour rechercher nos kidnappées ? Nan ? Ben on devrait.
18h : J’ai peur que mon wrap tourne si je ne le mange pas rapidos. Je peux quand même pas manger si tôt ?
18h20 : RÉSEAU. Je saute sur mon iPhone pour me plaindre à ma tante, toujours dispo pour m’écouter même quand je râle qu’y avait pas le Vogue au Relay de la gare (c’est une fille bien).
18h30 : Oh puis merde. Je mange.
18h40 : Je lis un interview de Jean-Pierre Elkabbach dans Vanity Fair. Il raconte qu’il fait des sauts à skis pour se détendre. Il a quel âge, JP ?
18h50 : A peine avalé, déjà la gerbe. Vais mettre 2 jours à le digérer, ce wrap, si je le vomis pas avant.
19h : Pourquoi j’ai pas pris des chips ? C’est bien, les chips. C’est une valeur sûre. Ça aurait pu faire office de repas, facile. Ça m’aurait évité la nausée dans un train qui roule aussi vite que mon neveu de 2 ans en trottinette.
19h10 : La fille devant moi éclate des fruits sur son iPad. C’est bien, un iPad. Pourquoi j’ai pas d’iPad ? J’ai même pas un épisode de Fais pas ci fais pas ça à me mettre sous la dent. J’en peux plus, Bernard. (quand je râle, je n’ai qu’une référence : Josiane Balasko dans Les Bronzés)
19h30 : Un mec arrive avec un paquet de chips dans la main et s’assoit derrière moi. Même pas 3 secondes plus tard, je l’entends plonger sa main dans le paquet. L’enflure, il mange des chips au paprika.
21h : Ca y est, le calvaire prend fin. Le votre aussi.
tumblr_nhxtwseICz1rymr5wo1_400taxi
(Tumblr Réalité à la Française, source officielle de tous mes gifs)
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s