Gwen Stefani’s 47

Y a des gens comme ça.

Ils ont toujours été là et tu les remarques 10 ans après tout le monde. (C’est un peu ma spécialité remarque). C’est ce qui s’est passé quand j’ai décidé de taper « No Doubt » dans Google pour la première fois en 2005, soit presque le siècle dernier diront certains mauvais esprits. C’était après avoir vu la compil’ de tous leurs clips environ 26 fois en 2 mois sur MTV (c’était donc aussi à l’époque des compil’ d’Hélène Ségara sur MCM Pop, tmtc). J’ai reconnu Don’t Speak, Underneath It All et découvert tout le reste.
C’est à dire les sons de Hella Good, Start the Fire, The Climb, Waiting Room, Rock Steady, Simple Kind of Life… Et Gwen Stefani, cette fille aux lèvres rouges, aux épaules carrées, au ventre nu et au blond platine Marilyn. Sur scène, elle court, saute, crache, hurle, fait des pompes, pleure son amour perdu et chante son féminisme au milieu de 3 mecs à moitié habillés. Le groupe est rock, fait du ska et est mené par une chanteuse qu’est en train de me dire qu’on peut être une fille, être tout cela et AIMER faire tout cela.

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C’est génial. J’achète tous les CD, passe les DVD en boucle, ma famille n’en peut plus de moi. Je lis tout, les bio, les interviews, les paroles des chansons. Est-ce son côté performer hors pair (regarde ça ou ça ou encore et SURTOUT ça si t’es pas sûr) ou son don pour les mots qui m’impressionne le plus ? No lo sé. Toujours est-il que celui qui n’a jamais écouté le si bel album Return of Saturn ne connait rien à la singulière écriture de Gwen Stefani. Elle y aborde ses défauts et tout ce que certaines préfèrent garder enfoui, à l’abri des regards : la peur d’être seule, les doutes concernant la fidélité de son maintenant ex-mari, son horloge biologique qui la préoccupe, sa superficialité et sa jalousie. En bref, elle est à poil.
Gwen Stefani passe du reggae à la pop, fait chanter filles et garçons, sauter des foules, prouve que les femmes ont leur place dans les groupes de rock, transpire comme un bœuf et toujours ce maquillage, qui est devenu sa signature, reste intact. Une « queen » qui ne s’auto-proclame rien du tout et dont l’humilité fait du bien, en quelque sorte. Gwen, c’est à cause, ou grâce à toi, que je porte des jeans boyfriend avec du rouge à lèvres, que j’aime toujours « faire garçon manqué », que je ne laisse jamais passer les remarques sexistes, que j’ai une collection affolante de « beanies » et que mes épaules larges façonnées par des années de tennis s’en foutent (d’être larges). Voilà pourquoi il me fallait les souligner, ces 47 ans.
(Putain, j’espère que ça fait pas trop fan.)

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