Karl Lagerfeld, Lily-Rose Depp, poésie, cinéma et 70’s : ce qu’il faut retenir du Vogue décembre

Aller chercher le Vogue au kiosque, soupeser ces 300 pages d’élégance avec frénésie, rentrer avec chez soi, s’installer confortablement pour le lire et finir avec des tâches d’encre plein les doigts est un plaisir d’une telle douceur, un kiffe d’une telle intensité que j’ai décidé de vous en parler plus souvent. Un vrai moment « hygge », diront certains parisiens malheureux qui ne savent pas ce que c’est que de ralentir pour savourer. Pour moi, rapport à mon inactivité professionnelle temporaire, c’est juste un 15-à-16 (heures) ordinaire.

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Donc, en cet après-midi du mois de décembre, postée à côté du sapin, après une bonne tasse de thé (hygge enough, c’est bon ?), j’ai tellement savouré ce numéro de Vogue que je veux te raconter ce qui le rend si spécial pour te donner des raisons de le lire ce mois-ci.
  • La couverture. Ok, une couverture, ça se lit pas. Mais Karl Lagerfeld et Lily-Rose Depp sur une photo en noir et blanc, le noir du costume et le blanc des cheveux tous deux impeccables, la « gueule » de Lily, le doré de la typo : rien que pour la beauté de sa couv’, le magazine ira rejoindre ses cousins dans ma bibliothèque.recadr__jpg_1285_north_499x_white
  • C’est Karl Lagerfeld l’invité d’honneur et c’est pourquoi ça vaut le coup de l’acheter. De l’intelligence, de la malice, de l’insolence, de la culture et de l’élégance, voilà ce qu’il donne et ce qu’il est. Il y a son échange très intéressant avec Daniel Cohn Bendit, ses petites confidences sur ses origines allemandes, sur ses débuts dans la mode et ses phrases tantôt cruelles, tantôt généreuses. « Je porte des mitaines depuis au moins 15 ans avant tout pour éviter d’avoir des tâches sur les mains. Et aussi pour ne pas avoir à serrer des mains moites, comme des éponges. C’est hélas trop courant et dégueulasse ». C’était drôle, j’ai voulu partager.
  • Il parle Apollinaire, Verlaine, Homère, Spinoza, Balzac, Colette. En le lisant, je me suis sentie nulle et aussi cultivée qu’une huître, mais c’est un moment évasion et littéraire qui me donne envie d’aller traîner à la FNAC demain et donnera le sourire à d’autres plus connaisseurs.
  •  L’élégance. Pour l’occasion, ils ont réussi à avoir une interview de l’actrice Stéphane Audran, qu’il a habillée -au cinéma et à la télévision- pendant 20 ans. Elle partage des croquis dessinés par Karl Lagerfeld, des photos de tenues, l’histoire qui les lie tous les deux et celle qui lie la mode et le cinéma. Extrait : (à propos du film Le festin de Babette) « J’avais accepté le rôle en lisant, à la fin du scénario, une phrase si belle qui disait : ‘Du cœur de l’artiste s’élève un long cri pour le monde entier. Offrez-moi l’occasion de donner le meilleur de moi-même. Celui qui met de l’amour dans ce qu’il fait est un artiste’. Ces années, ces croquis, ces esquisses ne racontent pas autre chose. L’histoire d’une exceptionnelle complicité artistique dont l’actrice parle aujourd’hui avec reconnaissance et la distance qu’impose le respect. Car leur relation interdisait toute familiarité. Jamais ils ne se sont tutoyés. Parfois, sur un coin de dessin, Karl Lagerfeld jetait un fugace : « Je vous embrasse. K.L. ». Je trouve ça d’une élégance…

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  • Le léopard. Je te parlais de mon envie de bottes léopard/serpent. Si tu me suis sur Instagram, tu sais que je veux aussi un manteau. V’là que dans le Vogue, non seulement ils proposent de ceinturer le manteau, mais il y a le collant qui va avec !

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  • Sweet 70s. Impossible de passer à côté de cette ambiance seventies. Karl parle d’une montre très spéciale qu’il a achetée dans les années 70 et qui n’a jamais quitté son poignet depuis, de la rédactrice en chef de Vogue d’alors qui a mis en avant les univers d’Helmut Newton et Guy Bourdin et souvent frôlé le licenciement. Il ressort des photos de lui prises dans ces années, réalise qu’il avait tout d’un hipster et nous donne un aperçu de ce à quoi la vie parisienne ressemblait : « On faisait la fête au Sept, à la Coupole, et on s’habillait tous les soirs avec des fringues folles dénichées aux puces, du vintage années 30 ou des tenues qu je faisais faire chez un tailleur du 15è arrondissement. C’était le début des années 70, c’était inspirant, bouillonnant, très insouciant. Il faut dire que le sida n’était pas encore d’actualité. J’adorais cette époque parce que l’argent ne comptait pas, et plus les gens étaient différents dans une bande, mieux c’était. »

    Puis il y a Violette d’Urso (fille d’Inès de la Fressange qui portait des bottes serpent quand je l’ai croisée à Paris, tu vois, tout se rejoint !), son style et ses mentions de Patti Smith, Janis Joplin et Jane Birkin qui ponctuent son interview et viennent, avec douceur, boucler la boucle de la 70s envy.
Un voyage au pays de l’élégance à faire avec Je t’aime…moi non plus en fond sonore, en somme. Si t’es plutôt en quête de nouveau 60/70’s, le nouvel album de Jenifer fait très bien l’affaire. Oui, je suis tout à fait sérieuse. Rendez-vous au prochain Vogue !
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